L'air et ses pollutions

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La pollution de l’air vous en avez entendu parler lors des épisodes de pollution ou vous avez vu des panneaux routiers indiquant de lever le pied pour réduire les émissions de polluants. Malheureusement, elle n’est pas présente seulement quelques jours par an ; elle est là au quotidien avec des effets sur la santé de plus en plus connus.

Que signifie pollution de l’air ?

D’après la définition du Conseil de l’Europe :

« Il y a pollution de l'air lorsque la présence d'une substance étrangère ou une variation importante de la proportion de ses constituants est susceptible de provoquer un effet nuisible, compte tenu des connaissances scientifiques du moment, ou de créer une gêne. »

 

La définition la plus courante de la pollution atmosphérique est celle proposée par la loi sur l'air (30/12/1996-Livre II, Titre II du code de l'environnement) :
“L'introduction par l'Homme directement ou indirectement, dans l'atmosphère et les espaces clos, de substances ayant des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels, à provoquer des nuisances olfactives”.
Si la définition de la pollution atmosphérique réserve cette notion aux émissions des activités humaines, d’autres composés considérés comme polluants peuvent être émis par certaines mécanismes naturels, catastrophiques ou non : volcanisme, incendies, marécages, physiologie des organismes vivants… Il s’agit de composés comme le dioxyde de carbone, le méthane, les particules en suspension…
Dans ce cas, les activités humaines n’ajoutent pas un nouveau composé à la composition de l’air, mais augmentent artificiellement les concentrations présentes naturellement.

15 000 litres d’air respiré par jour

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Cet air est composé d’environ 78 % d’azote, 21 % d’oxygène et 1 % de gaz divers dont des composés émis par l’Homme. Les polluants représentent moins de 0,05 % de la composition de l’air, mais cette fraction, si faible puisse-t-elle paraître, peut avoir un impact important sur la santé et les écosystèmes. Voies respiratoires, bronches, cœur : les polluants franchissent les barrières de défenses naturelles avec de multiples conséquences sur la santé.

Quelles sont les différentes pollutions de l’air ?

Chaque activité humaine génère dans l'air ambiant, des polluants en plus ou moins grandes quantités et ces polluants sont différents selon la source d'émission. Les sources de pollution sont nombreuses. Certaines sont bien connues comme les sources de pollution extérieure : trafic routier, activité industrielle… ; ou intérieure : fumée de tabac, utilisation de produits de bricolage… Et d’autres moins connues comme les pesticides, les pollens et les nuisances olfactives, considérées comme une pollution au sens de la gêne occasionnée. La qualité de l’air que nous respirons dépend de la quantité de polluants émis et des conditions météorologiques qui les dispersent plus ou moins. De plus, les gaz à effet de serre émis par de nombreuses activités humaines influent sur le climat.
Ainsi, il est important de garder en mémoire que l'air a de multiples facettes : odeurs, air extérieur des différents environnements (urbains rural, proximité de sources…) mais aussi air à l'intérieur des bâtiments ou modes de transports confinés (tunnel, métro, voiture…).

Quelles sont les sources de pollution les plus fréquentes ?

  • La combustion (véhicules, chaudières industrielles et résidentielles, chauffage au bois, machines, brûlages de déchets végétaux…) est une réaction chimique à l’origine de nombreux polluants : les oxydes d’azote, le dioxyde de soufre, le monoxyde de carbone, les particules fines pour citer les plus connus. Outre leurs effets directs sur la santé, ils entraînent des processus chimiques en chaîne : ozone, gaz à effet de serre.
  • Les émissions de poussières (exploitation carrières, activités agricoles, usure des routes, des pneus et des plaquettes de freins, envolements de poussières minérales…) produisent des mises en suspension de particules fines qui s’ajoutent aux autres sources.
  • Les fuites fugitives et les évaporations, notamment de composés organiques ou de carburants peuvent être présents sur tous les sites industriels, mais également les réservoirs des véhicules et des chaudières. L’évaporation des composés organiques présents dans les produits de bricolage ou de ménage et dans les matériaux de construction sont également une source de pollution significative à l’intérieur des bâtiments.

Source de pollution extérieure et intérieure ?

L’air extérieur ne peut être dissocié de l’air intérieur. Nous respirons 15 000 litres d’air en moyenne par jour, où que nous soyons. Agissons pour améliorer et préserver la qualité de l’air dans tous les lieux de vie, pour soi et pour les autres.