Air Intérieur : expertise Ecole du Parc - Pertuis

Partager :
Rapport d'études
26 septembre 2016

Dans le cadre d’une expertise bâtiment du Réseau EQAIR, Air PACA a réalisé une campagne de mesure dans une école située dans la commune de Pertuis du 12 au 16 octobre et du 30 novembre au 4 décembre 2015
Les mesures réalisées dans l’école du Parc Granier montrent de légers dépassements des valeurs de référence de qualité de l’air intérieur, pour les particules fines (PM2,5) et le dioxyde d’azote (NO2). Le constat sur le NO2 confirme l’influence du trafic routier, identifiée grâce aux cartes de de concentrations annuelles en NO2 et PM10 et Carte Stratégique Air (CSA), sur la qualité de l’air intérieur.
Cet ancien bâtiment ne dispose pas de système de ventilation, l’air entrant n’est donc pas filtré. L’unique moyen de renouveler l’air est l’ouverture manuelle des fenêtres.
La fréquence d’ouverture des fenêtres déclarée est plus ou moins importante en fonction des pièces. Dans les salles de classe le confinement est « moyen », au regard de l’indice de confinement ICONE, mais présentent des pics de concentration correspondant à une qualité de l’air médiocre selon la norme NF EN 13779. Le confinement n’est toutefois pas extrême même dans les pièces peu aérées, probablement en raison des anciennes fenêtres qui ne doivent pas présenter une bonne étanchéité à l’air.
Les matériaux et ameublement des salles de classe n’étant pas récents, la plupart des concentrations en polluants intérieurs (aldéhydes et COV) sont conformes aux valeurs références et aux concentrations habituellement rencontrées. Pour certains polluants qui dépassent légèrement la médiane des concentrations dans les logements français, l’utilisation des produits d’entretien émissifs pourrait en être la cause. Heureusement, le ménage des salles de classe est réalisé en fin d’après-midi, cela permet d’éviter aux enfants d’inhaler une grande quantité de polluants émis par l’utilisation des produits d’entretien. Le choix de produits ou de techniques d’entretien mois émissifs pourraient réduire les concentrations mesurées.
Comme c’est le cas dans certaines classes, il est recommandé d’aérer plus régulièrement les salles de classe et notamment lors d’activités pédagogiques potentiellement polluantes (colles, peintures, encres, feutres…).
Enfin, le développement de moisissures (Alternaria sp) dans le couloir d’accès aux classes de l’aile ouest du bâtiment est témoin d’un problème d’infiltration d’eau de la toiture. La faible surface de développement de ce type de moisissures au moment du prélèvement ne présente pas de risque pour la santé. Il est cependant important de résoudre l’origine de l’infiltration pour ne pas occasionner d’ultérieurs développements plus importants ou de souches de moisissure beaucoup plus problématique sur le plan sanitaire.