Foire aux questions

Informations générales sur la qualité de l’air

1) Qu’est-ce que la pollution de l'air?
L'air est un mélange constitué de 78% d'azote, 21% d'oxygène et 1% de composés divers.
Parmi ces 1%, certains composés sont considérés comme des polluants lorsqu'ils présentent une gêne ou un risque pour la santé et l'environnement.
L'air présente des caractéristiques selon les milieux : odeurs, air extérieur mais aussi air à l'intérieur des bâtiments ou des infrastructures de transports (tunnel, métro…), des voitures.

D’où vient la pollution de l’air ?
Les sources de pollution de l’air peuvent être naturelles ou liées à une activité humaine. Parmi les activités humaines, tous les secteurs sont concernés, que ce soit le transport, le chauffage domestique, l’agriculture ou l’industrie.
Ces polluants se transforment dans l’atmosphère suivant des réactions chimiques complexes et peuvent donner naissance à des polluants secondaires. C'est le cas de l'ozone.
De plus, les polluants enfouis dans le sol peuvent remonter dans les bâtiments sous forme de gaz et s’infiltrer dans les bâtiments. Il en est de même pour le radon naturellement présent dans certains sols (en fonction de sa nature géologique).

2) Où habiter ? Existe-t-il un classement des villes les plus polluées ?
En Provence-Alpes-Côte d'Azur, environ 300 000 personnes résident dans une zone dépassant la valeur limite pour la protection de la santé. Ces populations vivent dans les centres urbains, proches des grands axes routiers ou à proximité des sites industriels. Dans les territoires alpins, les populations sont moins exposées que dans le reste de la région. Cependant, la part du chauffage au bois dans les émissions de particules est en hausse. De plus, la région est soumise à une pollution photochimique parmi les plus élevées d'Europe en raison de multiples sources, couplées à un ensoleillement élevé.
L’important est d’identifier l’environnement autour de votre lieu de l’habitation : distance par rapport aux voies importantes de circulation, industries, infrastructures (port, aéroport…)…

3) Qu’est-ce qu’une personne vulnérable ? Qu’est-ce qu’une personne sensible ?
Les populations vulnérables et sensibles à la pollution de l’air sont ainsi définies dans l’arrêté du 20 août 2014 :
Population vulnérable : femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans, personnes souffrant de pathologies cardio-vasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires, personnes asthmatiques.
Population sensible : personnes se reconnaissant comme sensibles lors des pics de pollution et/ou dont les symptômes apparaissent ou sont amplifiés lors des pics (par exemple: personnes diabétiques, personnes immunodéprimées, personnes souffrant d’affections neurologiques ou à risque cardiaque, respiratoire, infectieux).

4) Pourquoi certaines personnes sont-elles plus vulnérables ou sensibles à la pollution de l’air ?
La pollution de l’air aura plus ou moins d’impact sur les personnes selon leur état de santé ou leur âge. C’est le cas par exemple, des nourrissons et des jeunes enfants dont l’appareil respiratoire est encore en cours de développement, ce qui le rend plus fragile vis-à-vis des polluants de l’air.
Par rapport à la population générale, les personnes vulnérables ou sensibles à la pollution de l’air vont présenter plus rapidement ou plus fortement des symptômes suite à une exposition à cette pollution.

5) Jusqu'à quel âge, un enfant est-il considéré comme une "personne vulnérable" ?
L’âge à partir duquel le système respiratoire peut être considéré comme mature varie d’un enfant à un autre. On considère généralement qu’un enfant est vulnérable jusqu’à l’âge de 6 ans, c’est-à-dire avant l’entrée en cours préparatoire (CP). 

6) Vous êtes gênés par de mauvaises odeurs, que faire ?
La réglementation en matière d’odeurs gênantes est un ensemble d’exigences techniques à respecter sous peine de sanctions administratives ou pénales. Le service communal d'hygiène et de santé de la commune est l’interlocuteur des riverains. Le maire peut faire cesser ces nuisances en mandatant un inspecteur de la salubrité afin qu'il constate la réalité et l'importance du trouble, et rappeler à l'ordre l'auteur de la nuisance.
Le site de la surveillance régionale des odeurs d’Air PACA permet de localiser les gênes, de consulter les observations des nez bénévoles et de connaître le suivi des signalements. Les habitants peuvent signaler une gêne directement sur ce site ou sur l’application gratuite « signalement air » disponible pour Iphone et Androïd.

7) Vous constatez une pollution, signalez-là
J'observe une pollution de cause naturelle ou industrielle! Je peux également la signaler sur l’application « signalement air ».

8) Quels sont les impacts sur ma santé de la pollution ?
Les effets des polluants sur la santé dépendent de la sensibilité de chaque individu exposé, de la quantité et de la durée d'exposition au polluant.
Les principales affections sont d'ordre respiratoire, mais certains composés pourraient engendrer des effets mutagènes ou cancérogènes. Des effets cardio-vasculaires sont également mis en évidence. En Europe, l'impact sanitaire de la pollution atmosphérique est estimé à plus de 375 000 décès prématurés par an (Programme Clean Air For Europe).

9) Quelles sont les actions mises en œuvre pour diminuer la pollution sur le long terme ?
Les collectivités, les secteurs d’activité - entreprises, transport, habitat, agriculture – la population ont un rôle à jouer et le pouvoir de modifier les comportements pour obtenir des résultats durables.
Le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie met en place des plans d’actions nationaux et locaux pour agir en faveur de la qualité de l’air. Les acteurs territoriaux ont des actions à entreprendre pour l’air dans leurs Plans et Programmes.
Le projet de loi pour la transition énergétique et la croissance verte et la feuille de route issue de la conférence environnementale de 2014 comporte aussi de nombreuses nouvelles mesures en faveur de la qualité de l’air.

Les épisodes de pollution

1) Qu’est-ce qu’un épisode de pollution ?  
Les épisodes de pollutions sont liées à plusieurs facteurs : conditions météorologiques stables sur plusieurs jours (pas de vents, pas de pluies), fort ensoleillement ou froid important, augmentation des sources d’émissions (chauffage durant l’hiver)… Le nombre d’épisode de pollution peut varier de façon importante d’une année sur l’autre.

2) Quels sont les comportements à éviter? Comment être informé des épisodes de pollution?
Des recommandations comportementales sont adressées à la population lors des pics de pollution. Au-delà des conseils à suivre afin de protéger sa santé, il est proposé à chacun d’effectuer les bons gestes pour réduire la pollution produite par ses propres activités : voiture, tondeuse, brûlage déchets verts, pesticides. Comment être informé des pics de pollution ? En consultant la page d'accueil de ce site internet ou/et en vous abonnant à nos bulletins d'informations, à nos réseaux sociaux...

3) Faut-il continuer à aérer en cas d’épisode de pollution de l’air ? 
En cas d’épisode de pollution de l’air, il est recommandé de ne pas modifier les pratiques habituelles d’aération et de ventilation. Mais de le faire aux périodes de la journée les moins polluées.

4) Quel impact sur ma santé ? Que font les politiques publiques ?
Plus les connaissances sur les polluants atmosphériques progressent, plus les normes se durcissent. Cependant, des études récentes montrent que les polluants ont des effets sur la santé même lorsque les normes réglementaires sont respectées. Avec des conséquences sanitaires et économiques importantes. Il est nécessaire de poursuivre les efforts pour réduire la pollution chronique.

 

La surveillance de l'air

1) Comment l'air est-il surveillé?
Cette surveillance est assurée par des associations de surveillance de la qualité de l'air, agréées par le ministère de l’Environnement comme Air PACA. Elle a pour enjeu d’évaluer l’exposition des populations, prévoir et surveiller la qualité de l’air pour permettre aux autorités et à chacun d’agir. Cette surveillance est basée sur des exigences réglementaires et les attentes locales sanitaires. Elle fait appel à plusieurs outils de surveillance (stations de mesure, campagne temporaire, modélisation...).

2) Comment sont choisis les emplacements de mesures ?
Les emplacements des stations fixes sont choisis pour surveiller plusieurs polluants dans des agglomérations de plus de 100 000 habitants (critères réglementaires). Elles cartographient au mieux l'exposition des populations, en tenant compte de plusieurs informations complémentaires : relief, urbanisme, source et quantité d’émissions, nombre d'habitants... Des stations mobiles sont utilisées lors d’études temporaires dans un secteur particulier.
Les résultats de ces stations de mesure alimentent depuis une dizaine d’années déjà les outils de modélisation qui couvrent l’ensemble du territoire. Ils permettent notamment de prévoir la qualité de l’air et de localiser les populations les plus exposées à la pollution. 

3) Comment sont mesurés les polluants dedans et dehors ?
Les polluants "intérieur et extérieur" sont mesurés selon le même principe de mesure. Les appareils peuvent être spécifiques selon la problématique.

Habitat, chauffage, jardinage…

1) Suis-je à l’abri de la pollution à l’intérieur de mon logement ?
Contrairement aux idées reçues, chez nous, nous ne sommes pas à l’abri de la pollution. Au contraire, l’air est plus pollué qu’à l’extérieur. Et nous passons 90 % de notre temps dans des lieux clos (domicile, bureau, écoles, transports, magasin...), où nous sommes exposés à un cocktail de polluants. Des gestes simples permettent d’améliorer la qualité de l’air chez soi.

2) Est-ce que le chauffage au bois a un impact sur la qualité de l’air ?
La combustion du bois pour le chauffage émet différents polluants dont des particules. Leur impact sur la santé est important car elles pénètrent profondément dans les poumons. Pour éviter cette pollution, il est nécessaire d’utiliser une installation de chauffage de bonne qualité. Se chauffer chez soi peut donc avoir un impact sur la qualité de l'air extérieur.

3) Est-ce que j’utilise des produits chimiques nocifs pour la santé ?
Oui. Au quotidien, pour l’entretien de nos maisons, de nos plantes, tuer des parasites (moustiques, fourmis…), nous utilisons des produits chimiques. Nous sommes exposés à ces produits par inhalation lors de leurs utilisation ou de leurs stockage (maison, abri de jardin…). Ces produits contribuent à la pollution de l’air. Il faut limiter leurs utilisations et respecter strictement les conditions d’usage des produits.

4) Ai-je le droit de brûler mes déchets verts ?
Non. Le brûlage de déchets verts (ou autre) à l’air libre est émetteur de pollution. C’est pourquoi l’Etat et les préfectures ont reprécisé la réglementation en rappelant l’interdiction de ces brûlages via une circulaire du 18/11/2011.
Que faire de mes déchets verts ? Les valoriser sous forme de compost, l’utiliser en paillage, en tonte mulching pour l’herbe broyée. Ce qui n’est pas valorisable doit être collecté en déchetterie. 

 

Vie quotidienne

1) Quels sont les meilleures heures pour promener ses enfants ?
Choisir les moments de la journée où le niveau de pollution est le moins élevé et privilégier des trajets à l’écart des sources majeures de pollution (rues à trafic dense, encaissées, embouteillées).

2) Quels sont les meilleurs moments pour faire du sport ?
Les bénéfices pour la santé liés à l’augmentation d’activité physique sont largement supérieurs aux risques induits. Cela même si on peut être plus exposé à la pollution de l’air en augmentant le volume d’air inhalé. Privilégier des trajets à l’écart des sources majeures de pollution (rues à trafic dense, encaissées) et pendant les moments de la journée où le niveau de pollution est le moins élevé.
Il est recommandé de décaler ses activités sportives pour éviter les pics de pollution.

3) Pour aller à l’école mes enfants sont-ils plus à l’abri de la pollution en voiture qu’à pied ?
Les voitures sont des lieux clos, peu ou mal ventilés qui cumulent pollution extérieure et intérieure. Les enfants y respirent un air de mauvaise qualité, notamment de longues minutes à proximité de l’école dont l’accès est embouteillé. L’activité physique est bénéfique pour les enfants – et leurs accompagnateurs. Privilégier un trajet piéton qui évite des sources majeures de pollution (rues à trafic dense, encaissées, embouteillées). 

4) Est-ce que l’on respire plus de polluants en vélo qu’en voiture en ville ?
Des études montrent que les bénéfices pour la santé liés à l’augmentation d’activité physique générée par le vélo sont largement supérieurs aux risques induits. Cela même si en pédalant, on peut être plus exposé à la pollution de l’air (selon l’intensité avec laquelle on pédale et via l’augmentation du volume d’air inhalé). En outre les voitures sont des lieux clos, trop peu ventilés qui cumulent pollution extérieure et intérieure.
Privilégier des trajets à l’écart des sources majeures de pollution, telles que les grands axes routiers, les rues canyons où l’air stagne et pendant les moments de la journée où le niveau de pollution est le moins élevé.

5) Une voiture diesel avec filtre pollue moins qu’une voiture à essence !
De quelle pollution parlons-nous ? Comparaison rapide entre des véhicules de 2015.
Le CO2 : une voiture diesel consomme moins de combustible fossile, elle émet donc moins de C02 qu’un véhicule essence.
Les émissions de particules : sans considérer la polémique actuelle sur la validité des tests, les diesels de norme Euro 6 n’émettent pas davantage de particules que les véhicules à essence.
Les oxydes d’azote : les diesels présentent des niveaux d’émissions sept fois plus élevés qu’une voiture à essence. Elles sont équivalentes en 2015 aux émissions des véhicules essence de 1996.
Ces pneus que nous respirons : 50 % des particules fines émises par le trafic routier ne résultent pas de la combustion de diesel ou d’essence, mais de l’usure de nos pneus, pièces mécaniques, de la chaussée. Quand nous changeons un pneu à cause de son usure, cela signifie qu’à certains égards, "nous l’avons respiré". Des marges de progrès très importantes subsistent donc dans la fabrication des pneumatiques, des revêtements routiers, des pièces automobiles.

6) Les masques de protection sont-ils efficaces pour stopper les polluants ? Lesquels recommandez-vous ?
Le professeur Denis Charpin, chef du service des maladies respiratoires au CHU de Marseille, membre de la fondation du souffle nous réponds : « Les particules qui atteignent les bronches mesurent 10 micromètres et les plus petites vont encore plus loin. A moins de 0,1 micromètre, elles passent dans le sang et se répandent dans tout l'organisme."
Il n'existe aujourd'hui aucun masque qui puisse empêcher ces particules néfastes de pollution de rentrer dans nos organismes. Les seuls masques qui pourraient être envisagés pour se prémunir de la pollution sont fournis dans le milieu hospitalier. Pour Denis Charpin, ce n'est pas une solution réaliste : "Au bout d'une dizaine de secondes on transpire beaucoup. Il est impossible de les porter toute une journée". Les poils de nez restent la barrière la plus efficace.

7) Quand faut-il aérer son logement ?
Nous passons 90% de notre temps dans des lieux clos, or ils concentrent des pollutions extérieures et intérieures. Il est recommandé d’aérer son logement une dizaine de minutes chaque jour pendant les moments de la journée où le niveau de pollution est le moins élevé.
A proximité d’un axe routier, il vaut mieux éviter d’ouvrir les fenêtres aux heures de pointe du trafic afin de ne pas faire entrer les polluants émis par les véhicules. Lors d’un épisode de pollution, il ne faut pas se confiner mais au contraire aérer très tôt le matin ou tard le soir.

8) L’hiver je bouche les aérations de mon habitation, ça me protège aussi de la pollution extérieure
Au contraire, il est important de laisser circuler l’air pour le renouveler et évacuer les pollutions intérieures.
L’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur, missionné par les pouvoirs publics, liste les précautions à prendre : surveiller les appareils de combustion : chaudière, gazinière, chauffe-eau, appareils de chauffage d’appoint ; ne pas fumer à l’intérieur ; lutter contre les moisissures (spores et acariens) ; s’informer sur les produits de construction, de bricolage, respecter les consignes d’utilisation ; veiller au bon choix et à la bonne utilisation des produits ménagers ; être attentif aux irritations liées aux animaux domestiques.

9) Le mobilier, les matériaux de décoration peuvent-ils polluer ? Comment les choisir ?
Effectivement les matériaux et les éléments de décoration émettent des polluants. Depuis 2012, les produits de construction et de décoration sont munis d’une étiquette qui indique, de manière simple et lisible, leur niveau d’émission en polluants volatils.
Lorsque l’on veut rénover son intérieur ou installer une chambre pour un bébé par exemple, ces étiquettes permettent d’orienter nos choix.  

 

Industries et nuisances (odeurs, pollutions)

1) La pollution industrielle est-elle importante en PACA ?
En termes d’émissions de polluants atmosphériques, la contribution des sources industrielles est, à l’échelle régionale PACA, modeste au regard de la source du transport. Elle est par contre plus importante dans les Bouches-du-Rhône car liée à la présence de la vallée de l’Huveaune, du bassin de Gardanne et de la zone de l’étang de Berre.

2) Sommes-nous plus pollués qu’avant par les industries ? Que font-elles pour réduire leurs émissions ?
Un certain nombre de composés émis par les industriels sont suivis par les services de l’Etat (DREAL). Pour la plupart  de ces composés les rejets dans l’atmosphère sont en fortes diminutions depuis ces trente dernières années. Pour autant un certain nombre d’autres composés émis par les industries ne sont pas réglementés et commencent à peine à être mesurés …
La réduction de leurs rejets atmosphériques est notamment liée à la modification des sources d’énergie utilisées : abandon du charbon voir du fioul au profit du gaz. Des investissements concernant la modification de différents procédés produisent de nettes améliorations : four bas NOx, électrofiltre, bac de stockage à toit flottant, unité de désulfurisation…

3) Les odeurs signifient-t-elle un niveau élevée de pollution? Quel impact sur ma santé ?
Les odeurs constituent une atteinte au bien être parfois importante, même si elles n’entraînent pas toujours d’effets sur la santé. Cependant, les mauvaises odeurs ne sont pas un critère de toxicité. Ainsi certains composés peuvent être complètement inodores et portant dangereux pour la santé comme le monoxyde de carbone.

4) Existe-t-il une réglementation qui protège la population contre les mauvaises odeurs ?
C'est la Loi sur l'Air de 1996 qui reconnaît à chacun le droit de ne pas être gêné par les odeurs. Il existe également des lois qui régissent les activités des exploitations industrielles. Celles-ci ne doivent pas être à l'origine d'odeurs gênantes pour la population riveraine.

 

Les transports

1) Sommes-nous à l’abri à l’intérieur de notre véhicule ? Vaut-il mieux rouler vitres ouvertes ou vitres fermées ?
Des études comparant la qualité de l’air dans différents moyens de transport ont montré que les automobilistes sont plus exposés à la pollution de l’air que les piétons et les cyclistes. A l’intérieur des véhicules, le faible renouvellement d’air concentre les polluants venant de l’extérieur et ceux émis dans l’habitacle du véhicule. Il est donc recommandé d’aérer régulièrement son véhicule. Il est préférable de rouler vitre fermées à proximité d’autres sources de pollution, par exemple en zone de trafic dense, dans les tunnels, dans les parking souterrains ou garage... et pendant les moments de la journée où le niveau de pollution est le plus élevé.

2) Est-ce que les avions contribuent à la pollution de l’air ?
Il est vrai que, les avions, comme tout mode de transport utilisant la combustion d’énergie, génèrent de la pollution atmosphérique et contribuent au changement climatique par l’émission de gaz carbonique. Mais si la quantité d’émissions de polluants est importante elle est beaucoup faible que celle du transport routier. En région PACA, cette part représente moins de 1,1 % des émissions totales de polluants.

3) A quoi sont dues les trainées blanches des avions ?
La taille des trainées blanches laissées par les avions n’a pas forcément de corrélation avec la quantité d’émissions de polluants ayant un impact sur la santé (NOx, CO, HC, COV, SO2, particules…). Elles sont liées à la condensation de vapeur d’eau. Cette condensation est plus ou moins importante en fonction des conditions de température et d’humidité dans la haute atmosphère. Si celle-ci est sèche, il n’y aura pas de formation de trainées d’avion ou une trainée de courte durée. Si elle est très humide, voire sursaturée, dans ce cas, elle peut persister des heures et se transformer progressivement en un voile nuageux.

4) Est-ce que ce phénomène s’accentue avec les années ?
D’après le GIEC, « les traînées de condensation linéaires produites par des aéronefs couvraient en 1992 environ 0,1% de la surface de la Terre sur une base de moyenne annuelle. Selon les projections, l’étendue des traînées de condensation passerait à 0,5% d’ici à 2050. Cette croissance plus rapide de l’étendue des traînées de condensation est à prévoir parce que le trafic aérien augmentera principalement dans la haute troposphère, où les traînées de condensation se forment de préférence. » Cette couverture est à relativiser par rapport aux 30% de couverture de cirrus d’origine naturelle. En parallèle, le rendement des moteurs évolue. Il est dans l’intérêt même des constructeurs de proposer sur le marché des avions les plus économes possible en carburant et donc moins polluants.
Néanmoins les chercheurs s'intéressent aux traînées des avions, car la vapeur d’eau, dans la haute atmosphère, peut avoir un impact sur le climat. Cet impact est faible, mais pas forcément négligeable. Les traînées et les cirrus induits ont un double impact sur le climat : elles réfléchissent le rayonnement solaire, ce qui contribue à refroidir le climat, mais elles induisent aussi un effet de serre, ce qui contribue à réchauffer le climat.