L'air et la santé

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Les études épidémiologiques et toxicologiques de référence

En Europe :

Programme Apheis (Air Pollution and Health: A European Information System) copiloté par l’Institut National de Veille Sanitaire mis en place en 1999, a pour but de fournir aux décideurs européens, aux professionnels de la santé et de l’environnement et au grand public, des informations actualisées et faciles d’utilisation afin de les aider à prendre des décisions éclairées sur les questions auxquelles ils doivent faire face quotidiennement dans le domaine de la pollution de l’air et de ses effets sur la santé publique.

Programme CAFE (Clean Air for Europe, un Air pur pour l'Europe) lancé par la Commission européenne en 2001 a pour mission d'établir une stratégie intégrée et à long terme de lutte contre la pollution atmosphérique et de protection de la santé humaine et de l'environnement face aux effets de celle-ci. En savoir +

 42 000 décès prématurésUne évaluation de l’impact sanitaire à l’échelle de 25 pays de l’Union européenne, réalisée dans le cadre du programme CAFE (Clean Air for Europe) de la Commission européenne, s’est appuyée sur des outils de modélisation de la qualité de l’air et estimait qu’en France, en 2005, 42 000 décès étaient en relation avec l’exposition chronique aux particules fines PM2,5 d’origine humaine, ce qui correspondait à une perte moyenne d’espérance de vie de 8,2 mois.

Programme APHEKOM , est un programme européen coordonné par l'Institut National de Veille Sanitaire. Neuf villes françaises ont participé au projet qui a évalué l’impact sanitaire et économique de la pollution atmosphérique urbaine dans 25 villes européennes. En complément des conclusions du projet rendues publiques en 2011, l’Institut de veille sanitaire (InVS) a publié en 2012 un rapport spécifique aux neuf villes françaises.

En France :

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Les Evaluations d’Impact Sanitaire (EIS) : une évaluation d’impact sanitaire vise à quantifier l’impact de la pollution atmosphérique sur la santé. Interlocuteurs privilégiés des Agences régionales de santé (ARS), les Cellules interrégionales d’épidémiologie (Cire) assurent sur le terrain les évaluations d’impact sanitaire appliquées à la pollution atmosphérique (EIS-PA) commanditées pour optimiser les politiques locales de gestion de la qualité de l’air.En savoir + :

Le Plan National Santé Environnement (PNSE) vise à répondre aux interrogations des Français sur les conséquences sanitaires à court et moyen terme de l'exposition à certaines pollutions de leur environnement.

Le Programme de Surveillance Air et Santé (Psas) conduit par l’INVS a été implanté en 2007 dans 9 grandes villes françaises (Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse). Il s’agit d’un outil de surveillance épidémiologique opérationnel et évolutif dont les objectifs sont de quantifier la relation à court terme entre la pollution atmosphérique urbaine et ses impacts sur la santé.

L’Etude ISAAC (International study of asthma and allergies in childhood) menée par l’INSERM en 2007 a pour objectif général de mieux connaître la fréquence et les facteurs de risque des maladies allergiques de l'enfant. En savoir +

Les coûts sanitaires liés à la pollution

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Il est extrêmement complexe de calculer le coût social, économique et sanitaire, car selon les polluants étudiés, les types de coûts et les valeurs retenus, des écarts sont observés dans les résultats. Ces études sont réalisées par des économistes, des épidémiologistes, et des spécialistes de l’air.

Plusieurs études ont été conduites, voici quelques résultats :

  • En avril 2005, le rapport Cafe CBA, "Baseline analysis 2000 to 2020", publié en 2005 dans le cadre du programme "Clean air for Europe" par la Commission européenne estime entre 68 à 97 milliards d’euros le coût monétarisé moyen de la mortalité et de la Morbidité, soit entre 1 154 et 1 630 euros par habitant. En savoir +
  • En avril 2013, le commissariat Général au Développement Durable (CGDD) expertise les valeurs monétaires de référence disponibles en France et dans l’Union Européenne pour chiffrer le coût des impacts sanitaires associés à la pollution de l’air.  En France ils sont estimés entre 20 et 30 milliards d’euros, ce qui représente 400 euros par habitant. Ces frais prennent en considération les consultations, les hospitalisations, les médicaments, les soins et les indemnités journalières. 
  • En avril 2015, le Commissariat Général au Développement Durable (CGDD) publiait un rapport sur les coûts des impacts sanitaires de la pollution atmosphérique en France. Bilan : une facture de 1 à 2 milliards d'euros par an pour les soins de santé en France. 
  • En mai 2015, une étude de  l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publie un rapport "Economic cost of the health impact of air pollution in Europe" [Le coût économique de l'impact sanitaire de la pollution de l'air en Europe]. Pour la France seule, le coût des décès imputables à la pollution de l’air s’élève à 48 milliards d’euros par an. En savoir +
  • En juillet 2015, un rapport du Sénat "pollution de l’air, le coût de l’inaction", le coût sanitaire annuel de la pollution de l’air extérieur pour la France serait estimé entre 68 et 97 milliards d’euros par an. En savoir +