Bilan de la pollution par l'ozone en 2017

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La pollution photochimique en 2017 est dans la continuité de la tendance de ces 15 dernières années : le nombre de pics de pollution est en baisse mais reste cependant plus élevé que dans le reste de la France. La pollution de fond stagne depuis plus de 25 ans à des niveaux non négligeables pour la santé des populations.

La région PACA en première ligne des régions Françaises impactées

La pollution photochimique a besoin de deux éléments pour se former : des polluants précurseurs, oxydes d’azote et composés organiques volatils non méthaniques, et du rayonnement UV. La région PACA est à la fois une des régions les plus émettrices de France de précurseurs et la région la plus ensoleillée en France métropolitaine. Elle est donc particulièrement soumise à cette pollution. Ainsi, 67% de la population de la région habite dans une zone qui a dépassé la Valeur Cible Européenne pour la protection de la santé entre 2014 et 2016.

L’ozone peut être à l’origine de problèmes respiratoires et entraîner une mortalité prématurée. De plus, l’ozone est un gaz à effet de serre contribuant au réchauffement de l’atmosphère.

carte ozone 2017 : 26e max journalier de la moyenne sur 8 heures

 

Cette pollution chronique touche toute la région. Les zones les plus concernées sont : le pourtour de l’Etang de Berre, le bassin d’Aix-en-Provence, le nord-ouest varois, l’est du Lubéron et le sud-ouest des Alpes-de-Haute-Provence. C’est dans ces zones que se forment la majorité de l’ozone localement, sous les vents des centres d’émissions de polluants de Marseille et de la zone industrielle de Fos-Berre.

 

 

graphe de l'évolution du niveau d'ozone moyenne et population exposée

 

 

Depuis 2010, selon les années, entre 44% et 90% de la population de la région vit dans une zone où cette valeur cible est dépassée. La ligne directrice de l’OMS (100 µg/m³ en moyenne sur 8h), elle, est dépassée sur toute la région y compris les années les plus favorables à une bonne qualité de l’air.

 

 

Une baisse du nombre d’épisode de pollution…

graphe du nombre de dépassement du seuil information-recommandations 1999 à 2017

 

 

En 2017, la région PACA a subit 14 jours de dépassements du seuil d’information (180 µg/m³/h). Ce chiffre est en baisse depuis plus de 25 ans, avec des variations, selon les années, liées à la météorologie. Les émissions des polluants précurseurs continuent à baisser dans la région depuis plus de 20 ans. Le constat est que pour atteindre le seuil d’information et de recommandation, il faut combiner la présence d’ozone formé localement et d’ozone importé des régions voisines alors que par le passé, la pollution locale seule pouvait entrainer des dépassements.
Le seuil d’alerte européen (240 µg/m³) n’a pas été dépassé en 2017.

 

 

… mais une pollution chronique constante depuis 25 ans

graphe de l'évolutionde l'ozone de 1990 à 2016

 

 

Le niveau de pollution chronique est également élevé en région PACA. Mais contrairement aux pics, il n’y a pas de tendance à l’amélioration : les concentrations moyennes stagnent depuis plus de 25 ans, au-dessus de la Valeur Cible Européenne pour la protection de la santé.

 

 

 

 

graphe des émissions 2017 des précursseurs de l'ozone
L'ozone, un gaz formé à partir d’autres polluants
Au niveau du sol, l’ozone n’est pas directement émis dans l’atmosphère, mais résulte de réactions photochimiques (sous l’effet des rayonnements solaires) des gaz précurseurs : oxydes d’azote (NOx) et composés organiques volatils non méthaniques (COVNM).
L’ozone n’est pas le seul polluant issu de la photochimie, même s’il en est le principal traceur. D’autres composés se forment en même temps que lui, comme les aérosols organiques secondaires (AOS) ou le péroxy-acétyl-nitrate (PAN).