Bilan de la pollution par l'ozone en 2016

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La pollution photochimique en 2016 est dans la continuité de la tendance de ces 15 dernières années : le nombre de pics de pollution est en baisse mais encore plus élevé que dans le reste de la France. La pollution de fond stagne depuis plus de 25 ans à des niveaux préoccupants pour la santé des populations.

 

Les pôles urbains denses et la zone industrielle de Fos/Berre restent les zones de plus forte exposition de la population à la pollution en général. Cependant, sous l’effet des vents, la pollution photochimique touche également des parties du territoire de la région PACA qui sont peu génératrices de polluants. Ainsi, 66% de la population de la région habite dans une zone qui a dépassé le Valeur Cible Européenne pour la protection de la santé entre 2013 et 2015.

L’ozone peut être à l’origine des problèmes respiratoires et entraîner une mortalité prématurée. De plus, l’ozone est un gaz à effet de serre contribuant au réchauffement de l’atmosphère.

L'ozone, un gaz formé à partir d’autres polluants

Au niveau du sol, l’ozone n’est pas directement émis dans l’atmosphère, mais résulte de réactions photochimiques (sous l’effet des rayonnements solaires) des gaz précurseurs : oxydes d’azote (NOx) et composés organiques volatils non méthaniques (COVNM).

L’ozone n’est pas le seul polluant issu de la photochimie, même s’il en est le principal traceur. D’autres composés se forment en même temps que lui, comme les aérosols organiques secondaires (AOS) ou le péroxy-acétyl-nitrate (PAN).

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De nombreux jours de pics de pollution, mais une tendance à l’amélioration

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On enregistre encore en 2016, 22 jours de dépassements du seuil d’information (180 µg/m³/h). Ce chiffre est en baisse depuis plus de 25 ans, avec des variations selon les années liées à la météo.

Le seuil d’alerte européen (240 µg/m³) a également été dépassé un jour en 2016, le 14 août sur Rognac.

 

Une pollution de fond élevée et qui stagne

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Le niveau de pollution chronique est également élevé en région PACA. Mais contrairement aux pics, il n’y a pas de tendance à l’amélioration : les concentrations moyennes stagnent depuis plus de 25 ans, au-dessus de la Valeur Cible Européenne pour la protection de la santé.

 

 

 

 

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Cette pollution chronique touche toute la région, mais la zone la plus touchée est le pourtour de l’Etang de Berre, le bassin d’Aix-en-Provence, le nord-ouest varois, l’est du Lubéron et le sud-ouest des Alpes-de-Haute-Provence. C’est dans cette zone que se forme la majorité de l’ozone localement, sous les vents des centres d’émissions de polluants de Marseille et de la zone industrielle de Fos-Berre.

 

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Depuis 2010, selon les années, entre 44% et 90% de la population de la région vit dans une zone où cette Valeur Cible est dépassée. La Ligne Directrice de l’OMS (100 µg/m³ en moyenne sur 8h), elle, est dépassée sur toute la région y compris les années les plus favorables à une bonne qualité de l’air.